Présentation

Coup de Coeur musical


Découvrez Karpatt!



Dernier album de Karpatt... Cf article sur le blog.

Une BD mahoraise!!!



C'est trop chouette, trop marrant pour toutes celles et ceux qui ont enseigné à Mayotte. Mais je pense aussi que tout le monde trouvera ça marrant. Pour suivre les aventures de ces personnages, visitez régulièrement ce blog : http://excusemeteacher.canalblog.com/

Et si vous voulez acheter l'album : http://www.thebookedition.com/excuse-me-teacher-tomz-p-7129.html

L'aventure pédagogique d'un professeur d'anglais à Mayotte............

Lecture

Shibumi

" Les conseils ne sont utiles qu'à ceux qui les donnent, et uniquement dans la mesure où ils soulagent le fardeau de leur conscience."
Samedi 26 septembre 2009

Il y a des histoires qui s'entrechoquent, qui s'égratignent, qui se mélangent... Miossec et Tiersen, forcément devaient se rencontrer, forcément... Rien que parce qu'ils m'ont accompagné dans ma nouvelle vie et qu'ils m'accompagnent toujours. Je ne me pose jamais la question de savoir si je vais acheter leurs nouveaux Cd's, j'achète !!! Point final, que j'ai du fric ou pas, j'achète. Chacun a ses artistes irraisonnables, quelque chose qui nous attache à eux de manière indélébile... Ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça, une attache irréversible. C'est comme les mots qui reviennent inexorablement, chacun a ses mots, ceux qu'il aime employer, souvent à outrance mais c'est comme ça.... Comment définir un mec comme Miossec ??? Juste que j'aime ses paroles qui tranchent dans le vif, sans fioriture, la vie en somme, avec tous ces sentiments mêlés, l'amour, la haine, le désir souvent inassouvi... Bien sûr, Miossec, ce sont des paroles de déprimes réalistes, de noirceur idéaliste mais, à chaque fois, elles me renvoient à ce que je suis, ce que je traverse, ce que je vis et puis.... Voilà, c'est en quelques sortes une prise de conscience à chaque nouvel album, une sorte de remise en question, une analyse en direct et quand, Tiersen nous pond la musique, c'est absolument génial. J'adore, ça prend aux tripes mais c'est tellement bénéfique, ne pas se laisser aller, toujours toujours réfléchir à ce que l'on est, à ce que l'on peut devenir, à ce que l'on veut être même si le résultat obtenu n'est pas toujours celui espéré mais il faut essayer et Miossec me fait toujours espérer. C'est très con car c'est assez noir surtout sur le couple mais il nous montre tout le regret d'une relation sans communication, sans relation en fait, l'habitude prenant le pas sur la réflexion... Il y a des artistes comme cela qui marquent au fer rouge, qu'on transpose à notre propre vie et puis il y a les souvenirs qui s'y raccrochent inexorablement.

Miossec en concert dans le parc Thabord à Rennes avec Ahmed, un début de mois juillet tout euphorique... Tiersen lors d'un spectacle à L'Air Libre, une salle de spectacle à côté de Rennes, un funambule, un conteur et lui au piano, puis Tiersen, dans la même salle avec Dominique A et Natacha Régnier. Soirée avec Alain, mon prof de théâtre. On est resté profondément marqué par le regard de Natacha au bar à la fin du concert... Et puis, à Saint-Brieuc, les envolées lyriques de Tiersen avec Franck...

Ces deux là ne pouvaient que se rencontrer. Pourquoi ? Parce qu'ils représentent la scène bretonne, pas la traditionnelle, mais la scène pop française bretonne... C'est une sensibilité, un ressenti spécial qui colle à cette région. C'est aussi pourquoi j'aime la Bretagne, entre tradition et modernisme et puis il y a la mer, la pure mer, l'infini qui autorise à toutes les divagations alors merci à eux deux et écoutez, encore et encore, vous aimerez car toutes ces petites espaces chantés nous racontent notre quotidien, nos errances, nos espoirs et nos déceptions mais de ces déceptions qui nous font avancer, évoluer et vivre avec encore plus de force. Que dire de plus, si ce n'est que j'adore!!!

J'espère sincèrement que vous aimerez aussi car il faut absolument que vous écoutiez cet album, surtout "les chiens de pailles", chanson des plus collées à la réalité ambiante... malheureusement. J'ai abandonné le blog pendant quelques mois. Je le reprend. J'espère pouvoir le compléter sinon il y aura un trou dans notre vie, qui n'en a pas ??? Bisous.

Et puis ce mec a une "gueule" et l'assume...
Par Les ex emmaillotés - Publié dans : Société
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Mercredi 8 avril 2009

Après les rencontres et la présentation du premier jour, la visite du collège pilote et du musée de Gabès le deuxième jour, nous voilà sur la route pour rejoindre Matmata au sud de Gabès avec au programme la visite de l'école primaire et des maisons troglodytes. Première sortie hors de Gabès. Il faut avouer que Mounji, le directeur du CREFOC, nous a concocté ce jour là une superbe sortie, des paysages à couper le souffle et le déjeuner dans un restaurant magnifique... Place aux photos...

Sur la route, arrêt devant une maison troglodyte.
































Après cet arrêt, visite de l'école maternelle de Matmata.


Puis déjeuner copieux dans un magnifique restaurant troglodyte...


Et hôtel aussi...



























Et voilà la tablée, chacun à son appétit, et tout le monde en avait ce jour là...


Ragoût d'agneau excellent et thé à la menthe pour mieux digérer, quoique, avec les pâtisseries !!!
















Lui a trouvé comment digérer, une petite sieste à l'hombre...


Pour finir notre digestion, petite ballade autour de Matmata, vue imprenable...




Belle journée n'est-ce pas ? Mais attendez de voir celle du jeudi 9 avril...

Par Les ex emmaillotés - Publié dans : voyages
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Mardi 7 avril 2009

Pendant ces dix jours de stage, nous avons visité tout le système éducatif tunisien, de l'école maternelle au centre de formation professionnelle. Que de visages d'enfants, d'adolescents et d'adultes, que de sourires, que d'émotions. Même si un côté solennel entourait à chaque fois notre venue, et c'est normal, nous avons pu échanger avec tous les acteurs de la société éducative. La gentillesse et la disponibilité de tous nous ont permis de vivre ce stage de la meilleure manière qui soit. La chaleur humaine nous a conquis, nous étions comme des coqs en pâte.


Garçons du collège pilote de Gabès.



École maternelle de Matmatah



École primaire de El Hamma.


École des mal voyants de Gabès, un pur moment d'émotions...



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Lundi 6 avril 2009

Eh oui, on est quand même venu en Tunisie pour faire un stage d'éducation comparée donc, dès le lundi, le mini bus du CREFOC ( l'équivalent de l'IUFM et du GRETA) est venu nous chercher à l'hôtel. Toutes et tous parés pour cette première rencontre, les sacs garnis de cadeaux pour nos hôtes, nous frayâmes un chemin à travers la ville. La conduite en Tunisie est toute méditerranéenne... Prise de contact au CREFOC, premiers petits gâteaux et il y en aura pendant tout le stage !!! Je crois qu'on a accusé quelques kilos superflus au retour... On a été royalement reçu, tous les midis furent pour un morfale comme moi une bénédiction. Entre les tajines (en Tunisie, ce sont des omelettes, sorte de tortillas), les couscous, les briks, les différentes salades et les oranges bien sûr, je fus plus d'une fois repu !!! Il faut dire que l'on déjeunait le matin à l'hôtel, puis on était accueilli dans les écoles visitées avec une "petite" collation toujours copieuse, deuxième petit déjeuner, et on mangeait le midi, deux heures après.  8h, 10h et 13h, bonne moyenne, bon rythme, mais chacun suivait le sien, sautant un des trois ou grignotant à chaque. Je me suis régalé !!! Il y a même un jour où on a fêté un anniversaire en classe !!! 8h, 10h, 11h et 13h, je crois qu'on n'a pas fait mieux...


Pris en flagrant délit de boulimie... 


























Troncs d'arbre décorés au lycée de Gabès.

Le soir, à l'hôtel, nous fêtâmes notre arrivée avec un petit verre de rosé. Nous n'avions pas pu le faire le dimanche soir car le magasin qui vendait de l'alcool était fermé. C'était notre "caverne d'Ali Baba"... Seul magasin habilité à vendre de l'alcool, endroit caché qui n'était pas indiqué, nous nous y rendions assez souvent, ne serait-ce que pour boire une petite bière fraîche à la fin de la journée, vautrés dans un fauteuil du patio à méditer sur notre sort des plus enviables... On était bien...

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Dimanche 5 avril 2009

Donc, pour avoir des billets d'avion bien moins chers, nous sommes partis deux jours avant. Le rendez-vous avec le groupe de stagiaires était prévu à l'aéroport de Djerba le dimanche matin pour le transfert en bus jusqu'à Gabès, lieu de notre séjour. Dans un premier temps, quitter l'île par le bac, destination le continent, puis trois heures de routes désertiques pour arriver à Gabès, installation dans l'hôtel puis petite ballade sur le port et la plage...


Tiens, ça me rappelle quelque chose, un bac, non, non, une barge, comme à Mayotte !!! De toute façon, pour Neven, c'est définitivement une barge, même quand on prend le bac pour traverser la Loire à Nantes... Donc, on a "bargé" ce jour là...

Arrivée à l'hôtel, installation dans les chambres. Grand patio bien agréable.



Ballade au port.


Tous ces bateaux de pêche ont chacun un dessin peint à la proue du bateau, petit tour au chantier naval.








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Samedi 4 avril 2009

Après ce premier jour à l'hôtel, nous décidâmes de nous échapper pour visiter cette île hautement touristique. Le problème, c'est la sollicitation constante. Il y a toujours quelqu'un pour vendre quelque chose à n'importe quel endroit, on y échappe pas. Donc, direction Houmt Souk, la ville principale, pour visiter un atelier de fabrication de tapis... Bien sûr, tout a été fait pour qu'on en achète un !!! Mécanisme rodé avec tous les touristes. Ils sont très convaincant et il faut tout un arsenal de gentillesse mais aussi de fermeté pour ne pas se faire avoir. Et comme je n'ai pas vraiment l'habitude de marchander, je me suis fait avoir sur le premier achat, non pas de tapis mais d'épices... J'ai donc laissé Céline s'occuper du marchandage par la suite car ce n'est pas vraiment ma tasse de thé... Quoique le thé à la menthe est vraiment excellent. Après le magasin de tapis, on a fait un petit tour du Souk et du marché, passant notre temps à repousser les sollicitations. J'avoue que c'est envahissant, que je ne me suis pas vraiment senti à l'aise. J'aime bien vagabonder tranquillement en rêvassant et là, pour le coup, c'était impossible, c'est même devenu infernal. C'était le premier jour, par la suite, je m'y suis habitué mais, à Djerba, c'est puissance dix...

Un petit tour en photo...





Céline essaie...



















Laine multicolore...


Après l'atelier, un petit tour sur le marché avec notamment la vente du poisson à la criée.
























Vous préferrez le poisson ou la viande ????



















  En fait, on a acheté quelques oranges... Après le buffet monstrueux, gargantuesque de l'hôtel, on avait envie de se sentir léger.... Et, en plus, elles étaient bonnes, tout le contraire de celles qu'on achète en France, un vrai régal journalier.

 

 


Il me fallait absolument ma dose de nature, de solitude. En un peu plus d'une journée, j'ai dû répondre à plus de sollicitations qu'en un an en France !!! Vite, vite, une petite ballade pour remettre mon métabolisme en équilibre, des petites bêtes, des petites fleurs, des p'tits coquillages...


Sur la plage, de grosses fourmis sortent de petites boules de sable pour faire leur nid, petites pour nous mais grosses pour elles...





















Au bout de la plage, des pêcheurs... Une ballade sereine et paisible, ouahhhh!!!!



Retour à l'hôtel, dernier buffet, assiettes remplies, une bonne bouteille pour avoir un oeil critique et acerbe, crise de fou rire une fois la bouteille bue, tout est surfait, illusoire et grotesque. On s'en rendra compte par la suite, Djerba n'est qu'une concentration touristique loin, très loin de la réalité tunisienne. On a vécu cette expérience et on est heureux de l'avoir vécu car on a pu apprécier à sa juste valeur notre séjour par la suite.

Par Les ex emmaillotés - Publié dans : voyages
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Vendredi 3 avril 2009

Le but de ce voyage est avant tout éducatif puisque nous partons à la découverte du système scolaire tunisien. C'est un échange entre l'IUFM de Saint-Brieuc et le CREFOC de Gabès. Mais nous nous autorisons deux jours à Djerba avant de rejoindre le groupe dimanche matin. Céline a trouvé un hôtel sur internet, et comme on voulait y mettre un grain de folie, on s'est payé un quatre étoile avec piscine, sauna et tout le reste... Transfert en taxi, nous arrivons à l'hôtel EL MOURADI, un des plus ancien de Djerba. Notre première impression est que Djerba est très touristique, qu'elle a été bétonnée d'hôtel sur toutes la côte sud-est et que ce n'est pas trop le style de vacances qu'on aime mais pour deux jours, le but est de se laisser aller, de lâcher les fauves qui sont en nous, de tout déchirer, de s'éclater et rien de tel que de commencer en se prélassant au bord d'une piscine en sirotant un petit cocktail, là, pour le coup, ce fut une petite bière... de vrais fauves.....au repos!!!


Si vous êtes de fins observateurs, vous remarquerez deux détails croustillants surlesquels je reviendrai plus tard...
En tout cas, le ciel est bleu, bleu, bleu. Un petit plongeon dans la piscine...















J'étais le seul à plonger dans cette eau glacial à 20°, quand on est breton, on ne fait pas la fine bouche, mais en tant qu'ex mahorais, on la fait, si bien que Céline y a juste mis un doigt de pied...

Bon, on a vite rangé notre félinité... Pas besoin de sortir les griffes : un, parce qu'il y avait assez de place pour tout le monde, en avril, c'est relativement calme, deux, parce que les gros allemands bidonnants et roses allaient du restaurant à leur chaises longues et vice versa, passant leurs journées à bouffer, à boire et à dormir, vacances léthargiques à souhait... Beurk!!! J'imagine très bien l'été étouffant que ça doit être dans ce genre d'hôtels...

Bon, notre voyage a été émaillé d' un petit nombre de galères assez amusantes... Il y a eu l'alerte à la bombe dans le train, le signal d'alarme dans le métro et la valise qui ne s'ouvrait plus à l'aéroport !!! Notre ordi portable était à l'intérieur et on a dû se résoudre à l'y laisser. Ouf, la valise est bien arrivée à Djerba. Mais, il a bien fallu l'ouvrir.


Je l'ai secoué, on ne sait jamais !!! Céline ne comprenait pas, elle a toujours utilisé le même code. Bon, c'est donc de la faute... des enfants, ils ont joué avec, ou alors... c'est de ma faute, je l'ai trop secoué pendant le trajet !!! Bon après quelques énervements spontanés mais passagers, et aussi un peu de réflexion, on se décida à faire tous les codes possibles, soit 999 en partant de 000. Heureusement qu'il n'y avait pas quatre chiffres !!! Et au bout de 10 minutes, la valise s'ouvre au numéro fatidique de 419... Tiens, c'est quoi ce numéro ??? Et d'un seul coup d'un seul, Céline se rappelle toute penaude... 4 et 19 sont les chiffres des dates d'anniversaires des enfants !!! Eh oui, elle avait oublié qu'elle avait changé le code... C'est marrant car ce jour là, elle fût douce à se faire pardonner, ce qui est très agréable...

Voici donc, après cette épisode, une visite de l'hôtel. La surface était importante et la flore assez sympa, en tout cas, le dépaysement se faisait déjà sentir...
















Non pas des cocotiers comme à Mayotte mais des palmiers, des palmiers...


Un petit zozio...


Bon, pour revenir à la première photo de cette article, les deux détails en question sont : un, la bouée pour une profondeur de 80 cm dans la piscine...!!! et le beau bracelet jaune que je porte... Chaque hôtel a ses bracelets. On s'est senti un peu mouton, un peu vache, un peu bétail quoi !!! Le soir même, on l'a arraché ne supportant plus la bétaillère...

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Jeudi 2 avril 2009

Bon, avant de reprendre enfin l'avion trois ans après, lui qui était devenu notre moyen de locomotion favori, il a bien fallu organiser un minimum notre départ... Et je ne vous dis pas, entre les chats, Kwalé, le cochon d'inde, mes petits poissons dans leur aquarium, les plantes vertes et bien sûr nos garnements qu'on laissait à terre et à mer avec des grands-parents tout heureux de cette aubaine, une foule de détails m'a harcelé pendant la semaine précédent notre voyage... Il est loin le temps où on préparait nos sacs à dos la veille !!! Mais je l'ai fait avec une énergie toute euphorisante, trop heureux de partir, de découvrir, de humer l'air de la différence, de m'aérer les méninges, trop longtemps que cette saveur m'avait quitté. Alors, j'ai rangé la maison, du grenier au garage, trouvé une personne pour nourrir mes petites bêtes, pensé à tous ces petits détails qui améliorent le quotidien d'un long séjour. Pour payer bien moins cher nos billets d'avions, nous sommes partis deux jours avant le début des vacances scolaires. Nous voici donc à la gare de Combourg ce jeudi 2 avril, un dernier bisou à nos petits bijoux, un gros sac à dos chacun plus un petit sac à ventre et une valise à roulettes... Premier trajet jusqu'à Rennes sans encombre. Nous prenons le TGV pour Paris... Bon, pas de problème, on est heureux de partir, on se rêve déjà au soleil dans le désert... Assoupis, content d'avoir pu tout gérer, d'avoir pensé à tout à priori, nous nous laissâmes gagner par une douce euphorie reposante, les yeux mi-clos, le sourire ancré à la commissure de nos lèvres... État d'apesanteur... Puis soudain, une annonce :" Mesdames et Messieurs, suite à une alerte à la bombe, nous vous demandons de vous préparer à descendre à la gare du Mans pour que le train puisse être inspecté !!!" On sort rapidement de notre léthargie, tout le monde se regarde en silence, lueurs d'inquiétude dans les yeux, visages hébétés... Rapidement, oubliant le possible danger, les considérations individuelles reprennent le dessus, chacun y va de son petit commentaire et se prépare à descendre. La gare du Mans étant bouchonné par d'autres trains, le notre s'arrête en pleine campagne, histoire d'exploser sans faire de victimes inutiles !!!! Redémarrage puis arrêt, descente embouteillée, la gare est bondée, c'est le bordel... On arrive à s'entasser dans un autre train trois quart d'heure plus tard, ouf, on se voyait bloqué au Mans !!! Gare Montparnasse, métro, direction Charenton, un changement. C'est l'heure de pointe, avec nos sacs, c'est la galère, on essaie de se caser du côté où les portes ne s'ouvrent pas, loupé, le quai change de côté, on emmerde tout le monde, je donne plusieurs coups de sac à dos !!! Ah ces provinciaux... Soudain, arrêt entre deux stations, qu'est-ce qui se passe ? Avec ma douce, on s'échange un regard inquiet ??? Mais c'est quoi ce début de voyage foireux ??? On a la poisse, c'est pas possible !!! Quelqu'un a appuyé sur le bouton d'arrêt d'urgence... On repart, à chaque station, on est obligé de se retourner, les quais alternant d'un côté à l'autre, la galère... Ouf, enfin de l'air frais, il fait encore jour, on appelle Valérie pour qu'elle vienne nous chercher, elle arrive, nous emmène chez elle, quelques escaliers, des effluves narguent notre appétit en entrant, on pose nos sacs et on se laisse tomber dans le canapé. Première partie du voyage terminée... deux bonnes heures de retard...

Décollage à 7h30 le vendredi matin, trajet sans encombres pour aller à Orly en voiture, nous arrivons tout excité à l'enregistrement. Nous voulons récupérer l'ordi portable qui est dans la valise mais problème, le code ne fonctionne pas et après plusieurs tentatives infructueuses, nous nous résignons... L'esprit pas très tranquille, nous embarquons. Une demi-heure de retard, même pas peur  !!! Enfin, l'avion en bout de piste commence a accélérer. Je retrouve ces sensations oubliées, la poussée lente et régulière jusqu'au décollage, on se regarde, on sourit des yeux, on se serre la main, on part...

Nous sommes dans l'océan de nuages, un vrai régal cotonneux...


Deux petites heures après, atterrissage à Djerba, voilà, tout peut commencer, voyage de désirs et d'espoir...

Par Les ex emmaillotés - Publié dans : voyages
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Mardi 31 mars 2009

Eh oui comme tous les ans à pareil époque, j'ai des soucis articulaires, une bonne crève et les yeux "conjonctivés" !!! Je pense que c'est psychique... En plus, je n'arrive définitivement plus à compter, les chiffres tournent et retournent dans mon pauvre petit cerveau sans prendre la peine de s'arrêter et j'y consens... Mais tous les ans, j'attends avec anxiété ce jour fatidique où l'horloge s'arrête, les aiguilles aimantées inexorablement vers ces satanés chiffres, ce jour où mon cerveau soudain se calme et me délivre un chiffre non pas au hasard mais un chiffre qui fait suite à celui de l'année dernière... Fais chier, j'aimerais bien ne pas l'entendre, ne pas le voir, ne pas l'estimer et surtout ne pas le sentir s'imprégner dans mon corps... Mais les enfants dans leur extrême candeur voient cela comme une belle journée faite de cadeaux et de plaisir, un bon gâteau, un beau dessin et des gros bisous... Bon, ok, j'avoue qu'à chaque fois, mes enfants raniment ces petites flammes de gaieté que je souffle aisément telles les bougies du gâteau, tels ces regards gourmands, tels ces sourires ensoleillés d'avoir à fêter l'anniversaire de papa, voilà, je craque, je veux bien me rappeler des chiffres mais seulement en ce jour pour avoir ce bonheur incarné dans le visage enfantin de mes garnements. Mais attention, je les garde pour moi, et les chiffres, et les sourires qui les accompagnent, je vous offre juste un petit bout de gâteau, c'est déjà ça.....!!!!!

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Lundi 23 mars 2009


Voilà maintenant six semaines que les étudiants bloquent l'université, six semaines en se pointant le matin et trouvant des chaises et des tables en travers des portes. Plus l'entrée est grande et plus il y en a... Le mouvement, lancé par les profs au début, a été repris avec virulence par les étudiants. Il faut dire que Rennes 2 est réputée pour son activisme. Je ne porte aucun jugement mais, pour mon cas personnel, en congé formation que je suis, c'est le marasme le plus complet... Certains parlent de peut-être annuler le second semestre!!! J'espère qu'on n'en arrivera pas là mais ça craint... Alors, j'essaie de bosser un peu à la maison mais la motivation m'abandonne quelque peu, déjà qu'elle en avait pris un coup après un premier semestre qui m'a vu apprendre que mes neurones, en bien moins grand nombre, aurait dû être un peu plus stimulées au cours de ma vie pour prétendre comprendre les Statistiques.  D'ailleurs, même à vingt ans, je ne pense pas que j'aurais compris, bien plus, les ressorts mécaniques des stats... Au moins, j'ai compris qu'une certaine logique ne m'habitait pas à cette occasion. Autant quand j'étais ado, je mettais cette incompréhension sur la fainéantise, autant là, j'ai compris cette impossibilité à me projeter dans les méandres logiques de l'abstrait !!! Et puis j'ai un autre problème, pas assez de pratique, c'est la mémoire. Je vais en cours, je copie le maximum pour que la compréhension soit meilleure en me relisant, j'écoute très sérieusement avec beaucoup d'intérêt, je comprends sauf en stat bien évidemment mais le problème, c'est que ça ne suffit pas, il faut s'en rappeler et là je touche aux limites de l'homme que je suis... C'est une énorme frustration quand, par exemple, je révise une partie du cours de Neurosciences et que le lendemain, je suis incapable de me souvenir de .......................... Zut, je ne m'en rappelle plus!!! Voilà mon problème, c'est une mémoire assez défaillante. Je me suis rappelé à cet examen de la gaine de Myéline qu'une fois sorti de la salle... J'étais fou, j'ai passé une demi-heure à essayer en vain d'ouvrir ce tiroir de la mémoire... Incroyable, l'expression, sur le bout de la langue est une expression douloureuse pour moi !!! 

Du coup, je reste souvent à la maison et franchement, je me languis des maisons qu'on a eu avant... On a choisi le côté pratique au côté esthétique et dans les circonstances actuelles, je le regrette. Un lotissement neuf offre peu de liberté. On ne se sent jamais réellement chez soi à l'extérieur. Je n'ai pas eu le même plaisir à faire pousser quelques fleurs, malgré tout, j'ai trois petits parterres, minuscules mais qui offrent quelques fleurs bienvenues qui égayent un peu la vision de mon quotidien, telles les Muscaris perdus dans un océan de vert mais si bleus...


Dans notre rue, aucune maison n'a de fleurs, tout juste quelques tous petits arbustes chétifs. Passant du temps à la maison, ces petites visions m'aèrent. Ce bleu est vif, transforme ma vision extérieur. Il appelle à l'évasion...


Mais le jaune n'est pas mal non plus, il appelle à l'horizon...


Donc aujourd'hui, les cours n'ont pas eu lieu, un jour de plus...


Par Les ex emmaillotés - Publié dans : les plantes
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